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jeudi, 14 décembre 2017

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L’EMANCIPATEUR SYNDICAT CGT DU VAR DES RETRAITÉS ET ANCIENS SALARIÉS DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE Mensuel n° 333 - Mars 2016:

  • Publication : vendredi 15 avril 2016 06:09
  • Écrit par CGT-EM
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On ne lâche rien !

 Après le succès de la manifestation du 9 mars (500 000 manifestants dans le pays dont 100 000 jeunes, 4000 à Toulon), le gouvernement a été contraint de revoir sa copie. Après quelques dispositions à la marge pour se concilier avec certains syndicats, il entend ne pas retirer son texte comme le lui demandaient la CGT, FO, FSU, Solidaires et la plupart des organisations de jeunesse.

Depuis 3 ans François HOLLANDE a multiplié les cadeaux aux entreprises par dizaines de milliards (CICE, pacte de Responsabilité, allègements fiscaux, exonérations de cotisations), les profits et les dividendes ont fructifié, notamment pour les entreprises du CAC40, mais ni l’investissement ni l’emploi ne sont repartis. Devant cet échec patent, le MEDEF et les experts de la communication, nous expliquent que le problème est le CODE DU TRAVAIL et le « coût du travail ».

Plus de 70% des Français rejettent ce projet de loi. Tout le mois de Mars des manifestations se sont déroulées et se dérouleront pour le retrait pur et simple de cette loi. L’argent existe pour satisfaire l’ensemble des revendications des salariés et des retraités, et celles des jeunes. La fraude fiscale, la fraude sur la TVA, les exonérations de cotisations sociales représentent des sommes condidérables, sans oublier les 1500 milliards d’euros qui sont placés dans les « assurances vie » sachant qu’1euro sur 2 de ces fonds est investi dans la bulle financière.

Ces 750 milliards d’euros pourraient servir à réindustrialiser la France et créer des milliers d’emplois, à augmenter les salaires, les pensions et avoir une protection sociale de haut niveau. Dans la continuité des actions en cours du mois de Mars nous appelons l’ensemble de nos syndiqués et leurs amis à participer aux manifestations organisées à l’appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires et de vingt organisations d’étudiants, lycéens et associations de jeunes.

 

TOUS ENSEMBLE, JEUDI 31 MARS 2016 pour : - Le retrait de la loi travail, dite loi EL KHOMRI - Donner aux salariés un code du travail du XXIème siècle protecteur des travailleurs - La satisfaction des revendications des salariés. Michel Martin Sommaire

Ne rien faire, c’est laisser faire Refusant de tirer enseignement de l’échec de sa politique d’austérité, le gouvernement maintient son cap désastreux de la purge sociale. Des millions de retraités vivent les restrictions dans l’accès à la santé et aux soins, aux transports, à un logement digne, etcO Ces restrictions sont aggravées par la loi de finance 2016 qui ampute les budgets de la santé et de l’assurance maladie, ceux des collectivités territoriales qui vont réduire les services publics de proximité, l’aide aux personnes âgées, les maisons de retraite, et/ou qui vont augmenter les impôts locaux. Le durcissement des conditions d’obtention de la retraite, le blocage des pensions, l’indexation du niveau des retraites sur les prix et non plus sur les salaires, l’allongement de la durée des cotisations, la taxe de 0,3 % (CASA) pour les retraités imposables, sont autant de décisions très négatives pour les retraités.

Ces décisions sont injustes et aggravent les inégalités. Elles sont inefficaces car, dès lors que les salariés comme les retraités ont moins d’argent pour acheter Les retraités continuent d’exiger avec la CGT l’abandon des mesures régressives concoctées par le patronat et le gouvernement. Ils demandent des conditions de vie avec les possibilités scientifiques, techniques et économiques d’aujourd’hui. ce dont ils ont besoin, l’économie ne peut pas repartir et le chômage continue d’augmenter. Les choix gouvernementaux sont donc absurdes, sauf pour les fonds financiers et les grandes sociétés qui augmentent sans cesse leurs profits et les dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires. Les promoteurs de ces choix conçoivent la question de la retraite uniquement comme une charge économique.

Pour la CGT, le droit à la retraite est un choix de société essentiel. Les pensionnés « Ouvriers de l’Etat » sont confrontés à une très grave attaque contre leur Fonds Spécial de Pensions, attaque qui vise purement et simplement à la liquidation de ce fonds, avec les conséquences que cela induit. L’inscription des retraités dans les luttes pour revendiquer les moyens indispensables à la satisfaction de leurs revendications et de leurs besoins légitimes, pour barrer la route aux mauvais coups, ne peut pas céder la place à l’attentisme, voire la résignation. Ne rien faire c’est laisser faire. Et, comme l’avait dit Bertolt Brecht, « ceux qui luttent ne sont pas sûr de gagner ; ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu. » Alors, soyons très nombreux dans les luttes pour gagner. C. BOUY 3 Humeur

 

Humeur A notre Assemblée Générale du 26 Janvier 2016, des camarades ont formulé le souhait de se rencontrer dans des Assemblées débats décentralisées, afin de rapprocher le syndicat des adhérents éloignés de Toulon. Notre syndicat a donné suite à ces propositions. Les 2 premières assemblées auront lieu : - A Carnoules, le mardi 19 Avril 2016. - A La Garde, le jeudi 28 Avril 2016. Les débats pourront porter sur : - Le fond spécial des pensions qui est en danger. - La Protection Sociale dans son ensemble. - Ainsi que des problèmes de PROXIMITE que vous pouv

ez rencontrer. Pas de pitié pour ceux qui vivent au crochet de la France qui se lève tôt… Bien inspiré, Eric Strausmann, président Les Républicains du conseil général du Haut-Rhin, a fait adopter une mesure de justice sociale, fini l’oisiveté. Vous qui êtes au RSA (revenu de solidarité active), vos 500 € mensuels versés sans contrepartie, on ne doit plus jamais voir ça. Pour toucher votre pécule de survie, vous devrez justifier d’une activité bénévole d’au moins sept heures hebdomadaires. Toucher de l’argent à ne rien faire, quel scandale ! On va vous apprendre ce que c’est la solidarité…

Et si on l’appliquait à l’autre bout de la pyramide des revenus ? A commencer par ceux qui se sont partagés les 231 milliards de dividendes versés aux actionnaires en 2014. Vous avez du mal avec les grands chiffres ? Soyons plus concrets : en 2014, Bernard Arnault, Liliane Bettancourt ou François Pinault mettaient en moyenne entre dix et vingt secondes chacun pour accumuler l’équivalent du salaire annuel moyen des Français. A ce tarif, Bernard, tu pourrais nous faire un peu de bénévolat dans le Haut- Rhin. Un peu de solidarité Liliane, mets ton tablier, fait chauffer la soupe populaire… Voir des pauvres, des vrais, ca te fera du bien, François : ça va te re-so-cia-li-ser.