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mardi, 16 janvier 2018

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Les ouvriers de l’Etat sont en droit de savoir !

  • Publication : samedi 18 juin 2016 05:43
  • Écrit par CGT-EM
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Suite aux dernières entrevues bilatérales initiées par la DRH-MD afin d’évoquer une « modernisation » du statut des ouvriers de l’Etat, les fédérations CFDT, CGT, UNSA et CFTC du ministère de la défense se sont réunies afin d’échanger sur ce sujet (la CGC était excusée mais est solidaire).

 

Etant toujours dans l’attente d’une réunion multilatérale qui permettrait aux ouvriers de l’Etat d’être informés sur leur avenir, en termes de statut et de rémunérations, et alors qu’aucun point de l’ordre du jour du CTM du 28 juin prochain ne prévoit ces sujets, les organisations réunies refusent :

Ø L’instauration d’un quasi-statut de la Fonction Publique, basé sur la notion d’agent contractuel.

Ce quasi-statut détruirait l’attractivité des professions ouvrières.

Il ne permettrait pas d’attirer et de fidéliser les compétences techniques dont le MINDEF a besoin ;

Ø L’extinction de 57 professions de la nomenclature ouvrière (IM 154), la liste des 17 professions identifiées par le MinDéf est bien trop restrictive pour l’intersyndicale ;

Ø L’extinction de toutes les filières TSO qui sont des experts techniques indispensables au ministère.

La CFDT, la CGT, l’UNSA, la CFTC et la CGC exigent :

Ø La restauration immédiate des bordereaux de salaires ouvriers indexés sur la métallurgie parisienne, partie intégrante du statut ;

Ø Les embauches nécessaires pour l’accomplissement des missions des armées que ce soit pour le MCO ou pour le soutien commun.

Ø Le maintien du régime de retraite des OE, le FSPOEIE, lui aussi partie intégrante du statut des ouvriers de l’Etat.

Les fédérations signataires de ce communiqué sont prêtes à engager une discussion avec la DRHMD sur les bases de ces éléments fondamentaux du statut des ouvriers, tout en envisageant les pistes d’amélioration ou de progrès utiles afin de pérenniser ce statut. A commencer par les obligatoires recrutements statutaires liés à un besoin accru de soutien et une pyramide des âges qui impose l’urgence.

Nous refusons de considérer le statut d’ouvriers de l’Etat comme désuet et moribond.

Il correspond aux besoins d’aujourd’hui pour répondre aux missions régaliennes du MINDEF. Sans un soutien professionnel de qualité, assuré dans la durée par des personnels ouvriers de l’Etat connaissant parfaitement les matériels et leur vieillissement à l’usage, les Armées ne pourront plus répondre aux exigences de la Nation.